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DÉFLABOXE

Un concept électrisant sur l’atmosphère d’un combat de boxe en musique et en paroles. Dix rondes – dix thèmes musicaux. Une œuvre poétique – un mélange rock, électrique, effets sonores, rap, incrustée de références musicales classiques. Un magnifique collage musicalement visuel !

Il y a la comédie musicale, l’opéra, le ballet et maintenant, il y a l’œuvre thématique originale musico-théâtrale à laquelle nous convie Daniel Bélanger. Une œuvre « explorative » aux effluves de voyage initiatique - audacieuse, une mixture étrange, parfois troublante mais solide.

Repiquage humoristique de mesures rythmiques et harmoniques de chansonnettes provenant des années 60-70-80. Des mots percutants comme des coups de poing, une description brutale, outrageusement vorace d’images, aux limites de l’insoutenable mais tellement véridiques. Pour envelopper tout ça, tous les instruments sont mis à contribution. Nous avons la forte impression que la création musicale se doit d’être en symbiose avec les textes qu’ils accompagnent. Il ne pourrait en être autrement car la musique devient la foule, l’arène, les boxeurs. Évocations sonores servant de pellicule pour traduire toutes les émotions d’un combat de boxe, d’une aventure à la fois visuelle et musicale. Je dis visuelle parce que l’écoute provoque inévitablement une visualisation intentionnelle d’images d’un combat. Daniel Bélanger agit comme « Homme orchestre », un chef animateur, un raconteur. Puis, je me suis sentie transportée dans un monde extravagant, pareil à un spectacle du « Cirque du Soleil ». Il réinvente l’aventure musicale en se servant d’un thème, d’un événement, d’une atmosphère – une histoire.

Daniel Bélanger est un artiste, un créateur unique. À la deuxième écoute, j’y ai retrouvé un amalgame intelligent et efficace : un peu de « Lucien Francoeur » poète rocker, de la folie colorée et incisive d’une mêlée à un héritage musical dans lequel nous avons, pour la majorité d’entre nous évolués. Sans oublier la poésie musicale très contemporaine possédant un lyrisme réel doublé d’un souffle métallique et d’un aspect virtuel qui pourrait servir facilement de trame sonore pour un ballet à « Lalala »…..C’est très difficile de décrire ce CD. En l’écoutant, des images surgissent et la composition musicale devient sans contredit le cœur de tout ce projet. J’ai eu également l’impression que Daniel Bélanger s’est complètement éclaté dans les textes. Les mots s’inscrivent dans le temps, l’espace et le rythme, du début à la fin. On sent une progression constante jusqu’à l’ultime et doucement, l’angoisse et la folie se dissipent. La fin s’annonce, douce et vaporeuse. Un combat de boxe aux contrastes d’une violence investie de symboles faisant référence à toutes nos contradictions individuelles, sociales, économiques et politiques.

Toutes les musiques s’enchaînent, s’enroulent, se distancient, se rapprochent, se confrontent, s’unissent pour nous plonger dans l’univers complètement fou de la boxe où deux êtres humains se battent et s’éclatent pour le plaisir des spectateurs. Les uns le qualifient de sport noble et ultime puisant ses racines dans l’antiquité greco-romaine…..les autres crieront à l’imposture, à la démagogie, à la décadence…..pour une question de gros sous.

Tout ce que peut comporter un combat en terme d’essoufflements, des corps à corps, des visages tuméfiés, des pas de danse de l’un et de l’autre qui se jaugent et s’étudient pour soudain découvrir des faiblesses qui serviront de points d’attaque. Et, assis sur un tabouret entre les rondes, chacun des combattants s’épie pendant qu’une cohorte de gens épongent le corps, désinfectent les plaies ouvertes au visage, essuient le sang coagulé, rafraîchi le corps et lui murmurent aux oreilles des conseils pour enfin écraser l’adversaire à n’importe quel prix.

« Des parieurs auront eu tort partout des lâches se défoulent partout s’agitent des fous partout des hommes déboulent forts au-dessous mais faibles en dessous. »

Nous arrivons au dixième ronde, essoufflés, repus. Pour la fin, Daniel Bélanger nous offre une douceur, un dessert suave en compagnie d’une musique de Claude Léveillée. On se balance entre la réalité et le rêve : « Pas de dixième ronde j’ai gagné, je suis content, les poules pourront pondre maintenant des poules avec des dents avant qu’on ne me revoie dans l’arène, à feu et à sang manger du cuir, recevoir le poids de la hargne d’un belligérant oublier….. »

Personnellement, j’ai adoré cette expérience nouvelle. Elle a stimulé mes sens autant qu’un bon film. J’amène avec moi les images provoquées par les textes et la musique de Daniel Bélanger. Ils m’accompagneront encore quelques heures !

« Déflaboxe », une expérience qui mènera où ? À partir de ce CD, quel sera le prochain projet de Daniel Bélanger ? J’attends avec impatience !

À découvrir !

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Information
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Code ISBN: ADCD 10137
Artiste: Daniel Bélanger
Distributeur: Audiogram
Origine: Canada
Chronique de: Francine Charette
Note moyenne des visiteurs: 5.00 (Sur 5)
Nombre de votes: 1
Clics: 659
Ajouté: 2007-02-19 10:39:44
Dernière Mise à jour: 0000-00-00 00:00:00

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1Vie est belle pareil, LaPop-Rock5.001
2DÉFLABOXEPop-Rock5.001
3CAFÉ NOIRPop-Rock5.001
4Allons SwinguerPop-Rock5.001
5PATRICK BOURGEOISPop-Rock5.001
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